Intendance

La chasse au phoque a une longue histoire et une importance culturelle, en particulier chez les peuples autochtones et dans les collectivités rurales et côtières. Les chasseurs ne sont pas les seuls à tirer profit de la protection de l’accès à ces ressources par ceux qui ont toujours chassé, qui sont intimement liés à la nature et en phase avec les espèces qui y vivent.

Les chasseurs expérimentés respectent la nature; ils savent que sa dégradation touche tous ceux qui l’occupent. Ils seront les premiers à repérer la modification des habitudes ou des conditions. En ouvrant des voies de communication entre les chasseurs, les chercheurs et le gouvernement, on peut gérer les problèmes avant de causer des dommages irréparables. La surveillance des phoques et de leurs populations, tant au moyen d’études officielles que d’observations officieuses, peut fournir des renseignements généraux sur la santé des écosystèmes et les modifications de l’environnement.

Les chasseurs de phoques formés peuvent également surveiller le braconnage, les pratiques inhumaines et les signes de pollution. La transmission d’un savoir traditionnel irremplaçable par ceux qui vivent du milieu marin peut changer les choses pour les générations à venir.

« Notre objectif est de protéger le meilleur du passé tout en adoptant le meilleur de l’avenir. [...] La meilleure garantie de protection de l’environnement à long terme et de développement durable dans l’Arctique est de faire en sorte que les Inuits soient présents sur les terres. Qu’ils pratiquent la chasse, la pêche, le piégeage et la cueillette. Qu’ils prennent soin de notre terre natale. » [Traduction]

– Aqqaluk Lynge, président du Conseil circumpolaire inuit