Principes de gestion

La chasse au phoque commerciale est gérée en fonction de solides principes de conservation et conformément à une « approche de précaution ».

« L’approche de précaution nécessite d’agir avec prudence en l’absence de données scientifiques sûres, fiables ou pertinentes, dans l’objectif qu’une population demeure au-dessus d’un point de référence scientifique préétabli. »

Des scientifiques du ministère des Pêches et des Océans (MPO), des chercheurs universitaires, des organisations non gouvernementales et, dans certains cas, des chasseurs ou des acteurs de l’industrie collaborent pour examiner régulièrement les évaluations des populations. Des recensements sont faits à intervalles réguliers. Grâce à un programme courant de collecte d’échantillons de phoques, le MPO a été en mesure de recueillir des échantillons auprès de chasseurs et de créer l’une des bases de données les plus complètes au monde sur l’espèce. On effectue souvent de la surveillance aérienne de lieux de reproduction ou de mise bas.

Les conséquences du changement climatique sont déjà visibles sur les modifications de la glace de mer : elle diminue, elle est moins stable, elle se forme plus tard et elle fond peut-être plus tôt. Les phoques, qui mettent bas sur la glace de mer ou sur la banquise, seront particulièrement touchés.

Le gouvernement fédéral examine de près les quotas de phoques depuis 2007 pour pouvoir prendre en compte ce nouveau facteur incertain pour les populations. Il a annoncé que toute augmentation de la mortalité attribuable à la glace aurait des conséquences sur l’établissement des prochains quotas.

Depuis 2007, le gouvernement fédéral a évalué de près les quotas de prises de phoques pour tenir compte de ce facteur nouveau et incertain pour les populations. Le gouvernement a déclaré que toute augmentation de la mortalité liée à la glace sera prise en considération lors de la détermination des quotas de phoques à venir.