Méthodes

La loi canadienne permet de tuer un phoque de deux façons : en utilisant un hakapik ou un gourdin pour lui donner un coup rapide sur le dessus du crâne, le rendant ainsi immédiatement inconscient; ou par balle à l’aide d’une carabine de gros calibre ou d’un fusil de chasse.

Immédiatement après avoir frappé un phoque, le chasseur doit l’examiner manuellement pour confirmer sa mort. Si le phoque a été abattu de loin, le chasseur doit l’observer pour détecter tout mouvement. Dans tous les cas, le chasseur doit confirmer la mort de l’animal avant d’en prendre un autre.

Enfin, il doit sectionner les deux artères axillaires situées sous les nageoires avant du phoque pour le saigner. La saignée doit durer au moins une minute et la mort du phoque doit être confirmée avant que le chasseur puisse en retirer la peau et la viande.

Cette méthode normalisée en trois étapes (frappe, vérification par palpation du crâne et saignée) a été mise au point en collaboration avec un groupe international de vétérinaires spécialistes, et mise en œuvre pour garantir une mort rapide et la moins douloureuse possible. Elle fait partie des conditions de délivrance de permis de tous les chasseurs depuis 2009.

L’hakapik est un outil à usages multiples de conception norvégienne. On s’en sert pour chasser les phoques sur la glace. Cette méthode, principalement utilisée dans le golfe du Saint-Laurent, est certifiée sans cruauté et permet de garantir au chasseur un produit de bonne qualité.

Les armes à feu sont utilisées par d’excellents tireurs (on vise la tête de l’animal) lorsque la chasse se fait depuis un bateau. Ce sont les chasseurs du Front, au large de la côte de Terre-Neuve-et-Labrador, qui ont le plus souvent recours à cette technique.

En savoir plus sur la chasse

« [...] on peut avoir, et on a, recours à diverses méthodes visant à annihiler les fonctions cérébrales sensorielles pour permettre la mort rapide et efficace d’un grand nombre de phoques sans provoquer de douleur, de panique, de peur ou d’autres formes de souffrance évitables. » [Traduction]

—Autorité européenne de sécurité des aliments, 2007